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Lundi 7 mai 2007

Texte tiré de la Bible sur l'Histoire de la Tour de Babel :

« Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. Comme ils étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la Ville. »


Commençons donc par ces mots l'article sur la Tour de Babel et ses différentes facettes.





peinture à l'huile sur panneau de bois de chêne de Pieter Bruegel dit l'Ancien

La Tour de Babel
Kunsthistorisches Museum
114 × 155 cm


    Bruegel dans sa conception architecturale de la Tour de Babel nous donne de nombreuses pistes d'interprétation du mythe de la Bible. Avec ses nombreuses arches, sa forme circulaire, la Tour nous fait penser au Colisée, qui représentait pour les chrétiens de l'époque le symbole de la démesure et bien sûr de la persécution des chrétiens.


Jean-Léon Gérôme (1824-1904)
The Christian Martyrs' Last Prayer
Oil on canvas, 1883
87.9 x 150.1 cm
Walters Art Gallery, Baltimore


 Il est intéressant de noter que, contrairement à la "version biblique" de l'histoire de la Tour, la peinture de Bruegel semble attribuer l'échec de la construction non pas à l'intervention divine et donc à l'apparition des différentes langues, mais à des problèmes d'ingénierie structurelle :

    Bien qu'à première vue la tour semble constituée d'une série stable de cylindres concentriques, un examen plus attentif montre à l'évidence qu'aucun étage ne repose sur une vraie horizontale. Au contraire, la tour est plutôt construite comme une spirale ascendante (voir le minaret Malwiya) contrairement à la superposition d'étages que l'on pourrait croire. De plus, les arches, eux, sont construites perpendiculairement au sol incliné ce qui les rend instables, quelques unes se sont d'ailleurs déjà écroulées. Plus troublant peut-être : le fait que les fondations et les couches inférieures de la tour n'ont pas été finies avant que les couches supérieures ne soient construites.

    "La peinture est censée représenter les dangers de l'orgueil humain mais aussi l'échec de la rationalité classique face au divin. C'est aussi une allégorie du fier empire international des Habsbourg basé sur une foi unifiée et constitué de banquiers, de ministres, de clercs, de soldats et de penseurs humanistes sycophantes soumis à un tel projet."


Selon la Bible, la Tour de Babel fut construite par la première dynastie de Babylone (de -1894 à -1595). Dans la réalité on suppose qu'elle a réellement existée, en tant que ziggourat. Elle devait mesurer environ 90 mètres de hauteur. Cependant sa forme n'était pas circulaire, comme le montre cet image d'une ziggourat de la ziggurat d’Ur.



La ziggourat n’est pas une invention proprement babylonienne. En effet, ce type de construction existait déjà chez les Sumériens. Ces temples-tours atteignaient des hauteurs considérables pour l'époque et pouvaient ainsi impressionner grandement les Hommes. En principe donc, il est tout à fait vraisemblable qu’elles aient put ainsi donné le mythe de la tour de Babel.

    Ces temples-tours étaient composés d’étages superposés dont l’empilement devait permettre d’atteindre le ciel (ce qui nous ramène encore au mythe de la Tour), ce que traduit le verbe zaqaru, « construire en hauteur ». D'où le nom : ziqqurat.

Les peintres de l'époque de Bruegel, ou même antérieur, on représenté la tour circulaire. On peut prêter cette confusion au minaret proche du ziggourat de babylone qui était, lui, de forme circulaire.


Le Minaret de Babylone - Malwiya

Par Etienne Mourot-Ginestière - Publié dans : livre II: Etude du conditionnement humain
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Helios


Dans la mythologie grecque, Hélios (Ἥλιος / Hếlios) est le fils du Titan Hypérion et de sa sœur Théia, ou selon l’Hymne homérique qui lui est consacré, d'Euryphaessa, également sa sœur. Il est le frère de Séléné et d'Éos. Contrairement à Apollon, dieu du soleil, de la lumière et des arts, Hélios est la personnification du soleil lui-même.

Son rôle principal est celui de révélateur de tout ce qui se passe sur Terre. Dans l'Odyssée, c'est lui qui révèle à Héphaïstos les amours coupables d'Arès et Aphrodite (Od., VIII, 270-271). Selon l'Hymne homérique dédié à Déméter, c'est également lui qui apprend à la déesse qu'Hadès a enlevé sa fille Perséphone. L'hymne le qualifie d'« observateur divin des Dieux et des hommes », tandis qu'Homère le nomme « celui qui voit et entend toutes choses », Od., XI, 109).
(Source : Wikipedia)

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